Celles sans qui rien n’aurait été possible.

Il existe certaines histoires qui n’auraient jamais vu le jour si on ne leur avait pas donné un coup de pouce. Ou deux. Nellie, Anthon et ce roman on bien sûr été façonnés de mes mains mais les personnes qui ont été derrière moi et qui ont soutenu ce projet sont restées cachées dans la brume des ruelles londoniennes. J’ai toujours considéré que ce livre était un roman de femmes car dans mon entourage, cinq d’entre elles sont à l’origine de sa création. Je voudrais braquer un instant le projecteur dans leur direction.

Merci à Lucie, cette amie que je n’ai jamais rencontrée et qui pourtant a toujours occupé une place privilégiée dans mon cœur. Mes personnages sont nés grâce à elle, un soir d’été. Comme toujours, nous nous parlions à travers le rideau virtuel de nos écrans et nos esprits obsédés par le cinéma étaient perpétuellement en création. Nous avons peut-être abusé de notre imagination ce soir-là, en imaginant un scénario fou pour cette actrice à la fois sublime et décalée que nous aimions tant. Mais voilà, mes personnages sont nés ainsi. Merci Lucie, c’est toi qui a lancé le premier chapitre de ce livre.

Et puis il y a eu Camille. Une rencontre explosive en salle de cours qui nous a menées au bords de la folie. Parmi tous ses talents, cette artiste née que nous surnommions Boucle d’Or écrivait aussi. Sa noirceur était égale à la mienne mais son regard pétillant nous a toujours fait croire qu’elle venait du Pays des Merveilles, elle cachait bien son jeu. Elle écrivait des nouvelles et de la poésie digne de Rimbaud, et c’est à ses côtés que j’ai repris l’écriture. Nous corrigions mutuellement nos productions, avec Franchise et sans prendre de pincettes. Naturellement, j’en suis venue à lui présenter mon couple diabolique et même si elle les a parfois tailladés sans pitié pour embellir leurs visages, elle est devenue ma première lectrice. Auteur, dessinatrice, styliste, créatrice, c’est également à elle que je dois les premières pièces de mon merchandising dont ce t-shirt et ce magnifique porte-clé seront les premiers de la collection. Merci, complice.

En permanence à mes côtés, je remercie également Manon. Bien plus que ma sœur, elle est aussi ma confidente, mes plus belles engueulades, mes plus gros fous rires. Elle a assisté à la naissance de chaque personnages avant même que l’encre ne coule sur mes feuilles de brouillon. Présente dans le salon de mon oncle lorsque j’ai écrit les premières lignes de mon roman, elle ne m’a jamais lâché. Ma sœur n’a jamais aimé lire, et à vrai dire, elle déteste ça. Elle s’est toujours forcée pour suivre les lectures de ses cours de français, mais quand c’était pour suivre les aventures de mon couple de criminels, elle se jetait toujours dessus avec avidité. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. Merci d’avoir toujours été là, sœurette.

Merci à Sylvie, ma marraine. Accessoirement, elle occupe aussi le poste de tante, mais c’est avant tout MA marraine. Non pas que j’aie une once d’attachement à l’aspect religieux du titre, mais j’y tiens parce que c’est sentimental. Elle aussi m’a suivie dans cette aventure, ronchonnant parfois parce qu’elle devait attendre son tour pour lire mes premiers jets. Que voulez-vous, ma maman et ma sœur sont de redoutables adversaires… Elle m’a encouragée dans mes choix, assisté à plusieurs dédicaces, et pleuré quand on m’a remis mon premier prix. Dans les contes, les princesses ont des bonnes fées pour marraine, et la mienne en est une. Je t’aime, marraine.

Et pour finir, celle sans qui rien n’aurait été possible à commencer par ma naissance. L’irremplaçable, l’unique, ma maman : Nathalie. Nos joies, nos peines, nos lectures, nous avons toujours tout partagé. C’est elle qui m’a donné le goût des livres, et surtout des polars en me mettant un jour un Agatha Christie entre les mains. C’était pendant les vacances d’été, je m’en souviens encore, je lisais les Dix petits nègres dans le camping-car familial. Plusieurs années plus tard, elle assistait à la naissance de J’irai brûler en Enfer. Si elle n’avait pas été là, vous n’auriez pas ce livre entre les mains, c’est certain. Au début, je ne l’avais écrit que pour moi, pour satisfaire ce que j’appelle la pulsion de l’auteur : écrire, écrire à tout prix ce que notre imagination nous hurle pour que la tempête cesse dans notre tête. Elle m’a donné le courage de le présenter aux éditeurs, de tenir tête à certains, et enfin, de continuer. Les mots ne suffiront pas pour exprimer tout ce qu’elle représente pour moi et ce que je ressens pour elle. Quand bien même, je suis sûre qu’elle n’en a pas besoin car elle le sait déjà. Merci de m’avoir donné le jour, merci d’être ma maman. Je t’aime.

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