J’irai brûler en enfer

There’s no place like London…

Couverture

Londres, 1888

Derrière la voilette de son chapeau noir, Nellie Hoffman scrute la foule à la recherche de son amant. Au loin, dans la brume de l’époque victorienne, elle n’aperçoit que d’indistinctes silhouettes. Où est-il ? Où est cet homme dont la tête est mise à prix par Scotland Yard ? Se serait-il fait surprendre par les forces de l’ordre ?


Des bras enserrent soudain sa taille, des lèvres effleurent son cou avec passion. Le voilà enfin. Son seul complice, l’amour de sa vie. Elle sourit, frissonne un peu. Dissimulée dans la doublure de son corset, une lame de rasoir. Elle ne va pas tarder à faire couler le sang. Tel un second souffle, la vengeance l’incite à recommencer. Encore et encore… Frapper ne suffit plus, entendre les supplications de ses victimes est un besoin désormais vital. Son amant aussi, aveuglé par l’amour et ses envies de sang, cache de longs couteaux aiguisés sous son manteau. Il ne sait pas encore qu’elle va faire de lui le plus grand tueur en série du pays ni que son nom résonnera comme une légende pour des siècles à venir…

Une petite virée dans Whitechapel

Longtemps on s’est demandé pourquoi le mystère de l’Eventreur n’avait jamais été résolu. Outre les bavures de la police et les imitateurs qui s’amusaient à envoyer des lettres sanglantes aux journaux, la réponse est donnée un peu plus bas. Whitechapel était un véritable labyrinthe dans lequel il était si facile de semer ses assaillants. Les pauvres Marta, Mary Ann, Annie, Elizabeth, Catherine et Mary n’avaient aucune chance d’y réchapper, tout était joué d’avance.

Voici le plan des lieux à l’époque, amusez-vous bien…

Carte

 

Tiens, v’là le facteur !

Nombreux furent les petits plaisantins qui s’amusèrent à envoyer des lettres à la presse en signant Jack l’Eventreur. Trop de missives envoyées pour le fun, et c’est en partie ce qui servit de distraction à la police en plus de l’opinion publique. La seule ayant un semblant de vérité à ce jour semble être la fameuse lettre From Hell. Elle a entre autres donné son nom au titre de la fameuse bande-dessinée adaptée plus tard en films par les frères Hughes.

Si vous arrivez à les lire, faîtes-vous plaisir…

From hell   Saucy Jack  Dear Boss